Sulawesi (12) ... Dur, dur de se rendre à Rantepao !

Publié le par Jacques de Makassar (Indonesie) a 15.10

Mise à jour en janvier 2021
 
Rantepao, Sulawesi
17 mars - 23 mars 2009
Environ 41 000  habitants


 

Le Duta 88 Cottages, mon hôtel à Rantepao

Un voyage Pendolo/Rantepao de jour qui devait durer 7 à 8 heures s'est transformé en un presque cauchemar de 16 heures. Parti à 8 heures le matin, on est finalement arrivé à Rantepao à minuit passé.

Pourtant tout avait bien commencé : quelques passagers seulement dans la camionnette, donc pas coincés, beau soleil, magnifiques paysages de montagnes, routes en lacets. On m'avait averti d'un léger retard, car la semaine précédente, il y avait eu un éboulis provoquant la fermeture temporaire de la route...saison des pluies oblige!

Je tenais à prendre un transport de jour, car on disait que la route était très jolie, surtout la section Palopo/Rantepao. J'étais supposé faire deux transferts, mais en route, lors d'un arrêt-repos, mon chauffeur vient me voir pour m'offrir de prendre une autre camionnette qui se rend directement à Rantepao. Ce sont deux guides qui reviennent d'Ampana après y avoir laissé d'autres touristes. Je suis donc seul dans la camionnette avec le guide et son chauffeur. Ça fait donc leur affaire d'avoir un client pour Rantepao.

Arrivés à l'endroit où a eu lieu l'éboulis, une file d'autos et de camions sont bloqués sur la route. Les passagers débarquent pour se rendre compte de la situation de visu. Il faut savoir que c'est la principale route entre le lac Poso et Palopo : il y a donc plusieurs camions fortement chargés de diverses marchandises. Au lieu de l'éboulis, il y a une pente très boueuse et les camions sont incapables de gravir cette pente sans l'aide d'une pelle mécanique qui les tire vers le haut de la pente. Il nous faut donc attendre que tous les camions soient tirés d'affaires avant de pouvoir reprendre la route.

Et ça arrive après tout près de 3 heures. Nous voilà donc repartis... Mais, à peine un kilomètre plus loin, un nouvel arrêt et un nouveau spectacle s'offre aux passagers des voitures et camions qui sont de nouveau débarqués pour aller voir ce qui se passe.

Cette fois-ci, la route est bloquée par un camion qui est fortement embourbé. On essaie divers moyens pour le tirer de là, mais en vain.

Et le temps passe...Vers 17h00, la pelle mécanique vient en renfort : elle essaie de tirer, puis de pousser sur le camion, mais sans résultats. Conciliabule. Finalement on décide d'ouvrir un chemin en grugeant dans la montagne. C'est là la tache de la pelle mécanique. Et c'est ainsi que vers 20h00, les moyens de transport les plus petits peuvent se faufiler dans cet étroit chemin et reprendre finalement la route.

Et nous entrons à Rantepao à minuit.

Entre temps, j'ai pu discuter avec le guide, Boodie, pour planifier quelques visites en motos en pays Toraja durant mon séjour dans cette région. Et il me suggère un hôtel, le Duta 88 Cottages, une suggestion que j'accepte étant donné l'heure, et que je pourrai quitter si jamais cela ne fait pas mon affaire.

Mais j'y resterai une semaine...et on me fera un prix spécial.  Bien situé, l'endroit était magnifique :  dans un jardin bien fleuri, de jolis bungalows construits à la manière des maisons Toraja.

Pour ce qui est de la ville elle-même de Rantepao, on ne peut pas dire qu'elle est  très jolie. Si on s'y rend, c'est d'abord pour visiter les alentours de Rantepao, ce qu'on appelle "Tana Toraja" ou le pays Toraja, avec les maisons originales de ses nombreux villages de même que ses paysages fabuleux de montagnes,  de rizières et de rivières.

Une des attractions principales de Rantepao est son immense marché qui a lieu tous les six jours. C'est à cette occasion que l'on vend les buffles et les porcs, ces deux animaux au centre des croyances du peuple Toraja. Tout à côté, le marché quotidien traditionnel.

Voici quelques-unes des photos que j'ai pu sauver du naufrage dont je vous ai parlé dans le texte précédent.
 

Des buffles qu'on nourrit
et qu'on soumet a l'attention des acheteurs potentiels.

Rantepao (5)
Rantepao (6)
 
Un porcelet qu'on met dans un sac
pour le transport apres l'achat.
 
Rantepao (3)

Le coq, cet autre animal
qui illustre souvent les devants des maisons Toraja


L'heure des comptes est arrivé

Rantepao (2)
 
Vues du marché quotidien de Bolu
 
Rantepao (18)
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Rantepao (15)

Vues de la rivière qui passe dans la ville
et où l'on taquine le poisson qu'on vendra au marché

 
Rantepao (11)
Rantepao (14)


Le buffle est un animal sacré dont il faut prendre grand soin,
car il a une grande valeur, à la fois monétaire et spirituelle
.

 
Rantepao (10)
 
Le marché quotidien dans la ville même de Rantepao
 
Rantepao (19)
 
Terrain de soccer avec arrière-fond de montagnes
 
Rantepao (9)

Église avec un bâtiment annexe
avec le toit sous forme de navire, 
forme typique du pays Toraja
 
Rantepao (8)

Monument dédié à un des héros du peuple Toraja
dont je ne me souviens pas du nom
 
Rantepao (7)

Et Sulawesi ne serait pas Sulawesi
sans la guitare, le chant et la musique...

Ici au Mart's Cafe. un des lieux où se tiennent plusieurs des guides
qui nous offrent leurs services
 
Rantepao (13)

Et, bien sûr, le "tuak", un vin de palme, boisson au fort degré d'alcool.
Ici, un groupe de jeunes alliant musique et tuak,
et m'invitant à me joindre à eux, pour un petit "drink"
 
Rantepao (17)
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M

Les images sur Toraja sont très jolies! Un des héros du peuple Toraja, qui est très bien connu, s'appelle PONG TIKU.


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J

Bonjour Marcel

Merci pour l'information.

Pour celles et ceux que l'histoire du peuple Toraja intéresse, allez jeter un coup d'oeil sur le texte de Franck Michel, Les Toraja d'Indonésie.

À la prochaine

Jacques


M
Bonjour M,Jaques.j'aurais quelque questions: genre comment faites vous pour partir seul dans des iles si lointain et embarquer avec des personnes étrangaire ( guide) sans avoir la peur de votre vie? est-ce que l'eau est potable? manger vous bien? les poisson que j,ai vue sur une table sont-ils frais? comment le savoir? bref.... Prenez garde dans les bars avec la boisson ,surtout si elle est forte en alcool. Vous etes vraiment courageux Monsieur. Bonne route et merci encore de nous partager votre voyage.  x   mel
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J

Bonjour Melanie


Je ne crois pas que je suis si courageux que cela ! Si je le suis, il y a beaucoup d'autres vioyageurs comme moi qui le sont tout autant.


Pour ce qui est des dangers qui nous guettent quand on voyage, et en plus seul, je prefere penser que les gens que je rencontre,sont tout aussi honnetes que je puis l'etre. Je me suis deja fait
avoir quelquefois par une confiance trop grande, mais ca fait partie du voyage...tout en restant a la maison, ne se fait-on pas voler parfois? Et ne nous arrive-t-il pas aussi des accidents ? et
ne succombe-t-on pas a l'attaque de certains virus ?



La regle que je me suis donnee depuis le temps que je voyage ainsi (seul et sac a dos), c'est d'etre prudent...mais pas au point de me mefier de tous les etrangers que je rencontre...sinon
j'aurais du demeurer chez moi ... mais je ne suis pas certain que vivre dans nos villes soit plus secure !!!


Pour ce qui est de l'eau, il suffit de toujour boire de l'eau en bouteille et elle coute tres peu chere.


Quant a la nourriture, le regime de vie ici, du moins en Asie est des plus sain : riz, nouilles, poissons, poulet, crevettes et beaucoup de fruits et de legumes disponibles.

Si je reviens, apres mes quelques mois de voyage avec quelques kilos en moins, ce n'est pas que je mange moins, mais que plutot, je mange differemment avec, comme accompagnement, l'exercice de
la marche.

Voyager 6 mois, c'est ma cure a moi !

A la prochaine

Jacques