À YUANYANG,
LES HANIS, TAILLEURS DE TERRASSES
"La ville de Yuanyang, située à 1 800 m d’altitude, se trouve au milieu de rizières en terrasses aménagées depuis plusieurs siècles. Autour de la ville, les rizières qui s'étagent sur plus de deux mille mètres aux flancs des montagnes Ailao sont les plus anciennes de Chine.
Elles sont l'oeuvre des Hanis et des Yis, minorités surnommées les sculpteurs de montagnes pour leur habileté à drainer et labourer la moindre parcelle (...) Les Hani (aussi appelés les Akha, ou Haqniq) sont l'une des 56 minorités ethniques vivant en Chine aux côtés des Han (ethnie dominante = 91 % des Chinois) (...)
Ces deux ethnies ont souvent fait alliance dans le passé pour résister à la domination des Han, majoritaires en Chine. Aujourd'hui, elles s'associent pour remblayer les anciennes rizières et en creuser de nouvelles. Ces rizières offrent le panorama le plus spectaculaire entre décembre et mai, quand elles sont gorgées d'eau.
La légende dit qu’ils ont été les premiers tailleurs de terrasses.
On peut voir de nombreux villages Hani dans la contrée de Yuan Yang (Yunnan), là même où l'on vient du monde entier admirer les célèbres rizières en terrasses. Les Hani sont réputés pour leur art de travailler en terrasses les rizières qu'ils cultivent.
Ils ont édifié une véritable civilisation du riz. En développant la riziculture en terrasses, les Hani ont acquis une parfaite maîtrise des techniques d'irrigation. L'eau est captée dans des sources d'altitude. Elle est ensuite canalisée par de petites rigoles qui la distribuent dans les différentes parcelles à inonder. Un système de régulation permet d'évacuer les surplus des fortes pluies et de maintenir l'humidité en cas de sécheresse. Les hommes labourent les parcelles 5 fois par an avec leurs buffles.
Il existe un système de jachère : chaque hiver, des centaines de villageois creusent de nouvelles rizières et remblaient les anciennes.
Les Hani produisent aussi du maïs, du soja et du thé, dont certains plants sont millénaires.
L'habitation
De manière générale, Les Hanis construisent sur les pentes des collines des maisons à deux et trois étages. Le bambou, de la terre, de la pierre et du bois en sont les matériaux de base.
En Chine, chaque village abrite de 10 à un peu moins de 400 ménages. Selon les régions, les maisons sont plutôt faites de terre et couvertes de toits de chaume, soutenu par des piliers de bois posées sur des fondations de pierre (comme à Honghe, Yuanyang et Luchun), ou comme dans le Xishuangbanna, elles sont construites en bambou (...)
La famille
Les Hani sont monogame. Avant 1949, l'homme était autorisé à avoir une concubine si son épouse n'avait pas de fils né lui après quelques années de mariage, mais il ne devait pas abandonner sa femme d'origine ni se remarier.
Religion, croyances
Les Hani sont polythéistes et croient aux esprits de la forêt (chaque village possède une porte qui leur est réservée). Ils vouent également un "culte au riz", qui est présent dans toute cérémonie de guérison, mariage, etc...
Animistes, les Hani respectent les dieux des rizières qu'ils honorent pour les semailles comme pour les récoltes. Des rituels régulirs honorent les dieux du ciel, la terre, le dragonnier et leur village, ainsi que leurs dieux protecteurs de la famille. (...)
Le buffle est un compagnon fidèle des Hani. Sacrifié à la mort de son maître, il lui servira de guide dans l'au-delà (...)
Culture orale
Les Hani ignorant l'écriture, ils assurent la transmission orale du savoir de génération en génération. Avant 1949, ils tenaient des registres en gravant des encoches sur des bâtons.
Elle est constituée de nombreuses légendes, contes, poèmes et récits fondateurs (il existe une « Genèse » Hani qui raconte l'origine de toutes choses sur la terre), fables, ballades, proverbes et devinettes souvent relatives à l'histoire et à la mythologie du peuple Hani.
La mémoire des ancêtres et d'évènements tels que des inondations passées figure aussi dans les histoires ou chansons. Certains chants (ex : Le « Labare » et l'« Ahjigu ») correspondent à des moments solennels (mariages, enterrements, fêtes ou rituels religieux)".
Wikipedia
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