Mandalay (3) ... Découvrir le sud de Mandalay

Publié le par Jacques de Mandalay (Birmanie) le 5 février 2007 à 18:20

Article mis à jour à Jonquière en novembre 2011

 

 

Mandalay, Birmanie

27 - 31 janvier 2007

 


Artisans 07 (22) 
Un sculpteur à l'oeuvre dans une fabrique de bouddhas
 


3h00. Arrivée à Mandalay après 14 heures de train. Dès l’arrêt du train, quelqu’un m’ interpelle à la fenêtre pour m’offrir un taxi. Au dehors, la gare est sombre, et c’est peu dire. Plein de corps sont étendus par terre, des ombres bougent partout. Ne sachant pas du tout comment sortir de tout ce brouhaha et de tous ces mouvements chaotiques, je le suis donc…pas le choix !

 

Et moi qui pensais arriver à l’aurore, vers 5 ou 6 heures.

 
Une arrivée plutôt déconcertante

 

Après quelques cinq minutes de conduite, j’aperçois “Royal Guesthouse”. C’est le petit hôtel que j’avais réservé de Yangon. Je réveille le gardien de nuit…il m’offre une chambre à mi-prix pour le restant de la nuit.

 

Coût du taxi : 5 000 kyats (5$ cad). Coût normal : 1000-2000 kyats…quand on ne sait pas et qu’on ne négocie pas avant, le prix pour un service, il arrive qu’on se fasse avoir!

 

Après une douche et quelques heures de sommeil, j’ai droit à un déjeuner semblable à celui de l’hôtel de Yangon. Je m’installe alors dans la chambre que j’avais réservée : belle grande chambre avec fan, salle de bain et eau chaude (mais non garantie 24 heures : ça dépendra de l’électricité disponible).

 

Ici, à Mandalay, chaque quartier de la ville a ses heures “électriques”. Mais je dois dire que je n’ai pas perçu la disparition de l’électricité à l’hôtel…probablement que c’est durant la nuit. Ou l’hôtel a sûrement une génératrice, cette petite merveille qu’on entend gronder partout dans la ville.

 

Première sortie et je découvre très vite qu”il y a un tas de gens disponibles pour nous transporter d’un endroit à un autre dans la ville et même en dehors de la ville, et qui se débrouillent fort bien en anglais peuvant donc en même temps nous servir de guide.

 

Pour des visites à l’intérieur même de la ville, on peut louer une bicyclette ou encore compter sur les services d’un conducteur de “trishaw”, cette bicyclette à trois roues avec deux bancs dos à dos. Pour des trajets plus longs, le “taxi bleu” fera l’affaire : une petite camionnette avec à l’arrière, une cabine ouverte et couverte avec deux bancs qui se font face. S’asseoir avec le conducteur à l’avant coûte un peu plus cher. Pour les locaux surtout, un troisième moyen de transport, le “truck” ou le “bus”, le plus souvent archi-bondé (gens et colis divers) permet de rejoindre les villages des alentours. Peu de touristes s’y risquent.

 

M’étant donné comme principe de donner mon argent aux gens ordinaires, tout au long de mes visites, j’ai utilisé ces trois moyens de transport, principalement le “trishaw” et le “taxi bleu”, essayant le plus possible de varier mes conducteurs.

 

En ce premier jour, j’avais décidé de marcher pour me rendre à la gare centrale pour y trouver des informations et repérer un Café Internet. Ma promenade me fait découvrir une ville pas très jolie, mais fort attrayante et surprenante avec ses nombreuses bicyclettes et motocyclettes, ses “trishaw” et ses taxis bleus, ses trucks avec des gens jusque sur le toit, et surtout le bruit incessant des klaxons, graves ou aigus, des sonnettes des bicyclettes, car c’est le moyen d’avertir de sa présence ou de signifier aux autres une nouvelle manoeuvre.

 

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 Grande avenue en face du Palais de Mandalay

 

 

Palais de Mandalay 07

Douve autour du Palais de Mandalay

 

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Autre point de vue sur la douve autour du Palais de Mandalay

 


 
La rue des ateliers de Mandalay

 

Sur ma route, un conducteur de “trishaw” me salue : “Hello ! (ce mot que j’entendrai je ne sais combien de fois de la bouche autant des enfants, des jeunes que des adultes) Where are you from? – From Canada – Oh ! CanEda! Beautiful country !” Et il m’offre ses services pour visiter le sud de la ville durant le reste de la journée. Au programme, différentes manufactures ou fabriques de produits divers, une pagode très importante de Mandalay et un monastère situé sur le bord d’une rivière. Coût : 2 000 ks (2$ cad).

 

Il semble si bien informé que je change mes plans et je pars avec lui à la découverte du sud de la ville.

 

Commence alors une visite des plus intéressantes, celle des diverses fabriques que compte la ville. Dans l’ordre :


Artisans 07 (21)
Des travailleurs qui amincissent les feuilles d'or à coups de massue

Artisans (5)

Travailleuse sur les feuilles d'or


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Dans la rue des tisseuses et des brodeuses

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Ateliers de scultptures

 

Artisans 07 (24) 

À la fabrique des bouddhas en bronze, deux sculpteurs à l'oeuvre


 
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À la fabrique des bouddhas, un autre sculpteur à l'oeuvre

 

 

 
La Pagode Maha Muni

 

Puis on se rend à la Pagode Maha Muni, la plus importante de Mandalay. Aussitôt entré, un moine s’approche de moi et me dit bonjour en français. C’est mon guide qui lui avait signifié que je parlais français. C’est donc avec lui que je fais la visite de la Pagode et de son Bouddha géant recouvert d’or et dont les moines lavent le visage chaque matin à l’aurore. Les hommes seulement ont le droit de l’approcher.

 

Comme je n’avais pas de pantalon long, n’ayant pas prévu de visiter une pagode aujourd’hui, un moine m’offre, en retour d‘une donation, un longyi, cette sorte de jupe que portent les hommes ici (je me rendrai compte que plus on entre dans le pays Shan, plus on voit d’hommes avec des pantalons ou des jeans, surtout les plus jeunes), ce qui me permettra de monter rejoindre les fidèles birmans qui ajoutent leurs feuilles d’or à celles déjà déposées depuis 1784. La couche d’or sur la poitrine du Bouddha attaint même 20 centimètres.

 

Paya Mahamuni

Entrée de la Pagode

Paya Mahamuni (3)

Paya Mahamuni 07 (1)

Des fidèles collant des petites feuilles d'or sur le Bouddha


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Mon chauffeur de trishaw et mon guide-moine

 

 
Le Monastère Shwe in Bin

 


Après avoir pris le thé avec mon guide et le moine, nous nous rendons à un monastère sur les bords d’une rivière, un autre complexe architectural, cette fois tout en bois noir (du teck) et construit en 1895, le monastère Shwe in Bin.

 

Superbe !

 

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monastère Shwe U Bin 07 (3)
Vues du monastère Shwe in Bin

 

Et l’on rentre à l’hôtel. La soirée se termine avec un repas accompagné de quelques bonnes bières en fût, dans un petit resto que m’avaient indiqué mes deux amis québécois rencontrés à Bangkok. Ce sera mon point de chute final plusieurs fois durant mon séjour à Mandalay.

 

Au retour à l’hotel, un autre conducteur de trishaw me salue et m’offre ses services. Comme je prévois me rendre à Mingun le lendemain, une des quatre villes royales qui entourent Mandalay, je retiens ses services : il sera à l’hôtel à 8h00, puisque le bateau part à 9h00 pour revenir de Mingun à 13h30.

 

Et il y était !

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C
Bonjour Jacques !
Très heureuse d'avoir enfin de tes nouvelles !!! Je pensais à toi récemment et me disais que tu devais avoir du mal à trouver un service internet donc... J'attendais.
Merci de ces quelques photos qui nous montrent un peu le travail et la vie. Je suis curieuse d'en voir d'autres et j'ai hâte de te lire.
Toute mon amitié,
Clochett'
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H
Bonjour Jacques.
C'est agréable de se rappeller la Birmanie.. T'es-tu levé assez tôt pour voir le défilé des moines qui quêtent leur nourriture dans les rues de la ville? Dans des urnes noires...Vraiment étonnant...
Hélène
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J
Etonnant en effet de voir ces moines, jeunes et vieux, se promener en quetant leur nourriture ou des sous aupres des touristes.Mais tot le matin, ce n'est qu'hier, en prenant mon bus pour le Lac Inle a 5h00, que j'en ai vus. J'en avais vus auparavant, mais plus tard dans l'avant-midi, car, d'apres ce que j'ai lu, ils ont jusqu'a la fin de l'avant-midi pour effectuer ce rite quotidien.Jacques
C
Au fait, comment était la rue des Tisseuses ?
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J
Ta question m'amene a preciser que dans cette rue se trouvaient a la fois une fabrique de longyi, cette sorte de jupe que porte les hommes  au Myanmar et  des fabriques de tapisserie. Ici aussi je vous montrerai une photo d'un de ces ateliers.Bye.
C
Bonjour à toi Jacques !Tu sais, c'est pas très difficile d'être assidue avec ta qualité d'écriture et ce voyage des plus intéressants lol !J'ai eu le plaisir de découvrir les feuilles d'or et je me suis même offert une pierre d'agathe pour la dorure... Mais dis-moi, comment la pose les gens là-bas ? J'ai du mal à imaginer une telle épaisseur sur Bouddha...A bientôt de te lire, amitiésClochett'
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J
Merci pour tes bons mots.C'est en frappant avec une massue sur des morceaux fins d'or inseres entre deux feuilles de bambou tres resistantes que des travailleurs les rendent encore plus fins qu'une feuille de papier...quand je pourrai, une photo  montrera deux hommes a l'oeuvre..A la prochaine.Jacques