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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:56

Jonquière-Québec


Après m’être questionné sur la meilleure période pour visiter le Myanmar et avoir lu beaucoup de forums sur ce pays, ce n’est plus à présent la période qui m’interroge, mais plutôt la pertinence ou non de m’y rendre.

En effet, mes lectures m’ont vite fait prendre conscience d’une question que tout voyageur qui projette de se rendre au Myanmar doit fatalement se poser : aller en Birmanie, n’est-ce pas une façon d’encourager la junte militaire qui dirige ce pays d’une main de fer ? Grave dilemme !

Et pour répondre adéquatement à cette question, plusieurs aspects importants doivent être pris en considération. Dans les deux textes qui suivent, j'aborderai d'abord l'histoire de la Birmanie, question de bien situer le contexte, et dans le second, la "dimension touristique" elle-même.


 


La Birmanie/Myanmar :
un pays aux multiples nationalités

et toujours à la recherche de la démocratie




Avant le Xe siècle

Royaume Pyu. La région est peuplée de différentes tribus, originaires du Tibet, du Yunnan ou de Thaïlande.



XIe – XVIIIe siècle

 

Durant près de huit siècles, le pays sera unifié, mais sera dominé par différents groupes ethniques : les Mon (Pagan sera la capitale du royaume de 1044 jusqu’à sa destruction en 1287), les Shan (XIIIe siècle), puis les Birmans au XVIIIe siècle.


1824-1920 :
La conquête britannique
Les Britanniques déclenchent deux guerres, annexent la Birmanie (1855) et en font une province de l’Empire des Indes (1886).


1920-1948 :
Aung San et U Nu et la lutte pour l’indépendance
Les Birmans commencent leur lutte pour l’indépendance : les étudiants en 1920, les paysans en 1930.

En 1936, deux étudiants sont expulsés de l’université : Aung San et U Nu, qui devaient devenir respectivement le père de l’indépendance et le premier dirigeant du pays indépendant.


En 1940, les deux leaders et les autres chefs nationalistes, les « trente camarades », sont invités au Japon pour une formation militaire. Ils créent l’armée de l’indépendance birmane.


En 1942, les japonais occupent la Birmanie avec l’armée de l’indépendance birmane commandée par Aung San, qui devient ministre de la Guerre.

En 1945, l’armée birmane se soulève contre les Japonais.


Malgré sa participation à la signature de l’accord d’Indépendance, Aung San ne pourra assister à la proclamation de l’indépendance de la Birmanie le 4 janvier 1948, car il sera assassiné avec six autres membres de son cabinet en juillet 1947.


Il laisse une fille de deux ans qui, elle aussi, fera parler d’elle en Birmanie : Aung San Suu Kyi.

1948-1962 : Les luttes des minorités

U Nu sera le Premier ministre de la Birmanie jusqu’en 1962.

Dès 1948, les minorités ethniques, se sentant flouées par la constitution, qui néglige leur volonté d’indépendance, commencent leur propre lutte pour être reconnues.

En 1960, Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie avec sa mère, nommée ambassadrice à Delhi.


1962-1988 : Ne Win et la dictature « socialiste »

En 1962, Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. U Nu et des centaines d’opposants sont arrêtés, des manifestations tournent au bain de sang. La constitution adoptée en 1948 est abolie. Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ». Les principaux secteurs de l’économie sont étatisés.

En 1964, le BSPP (le Parti du programme socialiste birman) devient parti unique.

De 1964-1967, Aung San Suu Kyi obtient une licence en philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College (université d’Oxford) et en 1972, elle occupe un poste de chercheur au ministère des Affaires étrangères du Bhoutan et se marie avec un Anglais, Michael Aris

En 1974, promulgation de la nouvelle constitution, naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie. La moitié du budget de l’État est allouée à l’armée.

En 1975, regroupement des mouvements ethniques, en désaccord avec le pouvoir central, dans un Front démocratique national.

En 1987, alors que le pays rejoint la liste des pays les moins avancés, Ne Win, sur le conseil de ses numérologues, remplace du jour au lendemain, et sans compensation, les trois quarts de la monnaie par des billets dont le montant est un multiple de 9, son chiffre porte-bonheur. Les économies de toute une vie se volatilisent, beaucoup de Birmans sombrent dans la misère.

1988-2006 : La lutte pour la démocratie avec Aung San Suu Kyi

myshinshin.blogsome.com200506

 

De mars à septembre 1988, les événements se bousculent :

* manifestations à Rangoon, puis dans tout le pays et répression brutale;

* retour d’Aung San Suu Kyi avec ses deux enfants pour se rendre au chevet de sa mère souffrante à Rangoon;

* en août, Ne Win quitte le pouvoir et des millions de personnes manifestent dans le pays tout entier : il y aura entre 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement et des milliers de personnes sont arrêtées;

* Aung San Suu Kyi prononce son premier discours public à la pagode Shwedagon, devant 500 000 personnes;

* en septembre, abrogation de la constitution de 1974 et création par la junte du SLORC (Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre) alors que les birmans fonde la NLD (Ligue nationale pour la démocratie) dont Aung San Suu Kyi sera élue secrétaire générale.


En 1989, la junte change le nom de la Birmanie pour celui de Myanmar, abroge le système judiciaire, institue des tribunaux militaires et assigne Aung San Suu Kyi à résidence pour une durée de trois ans. Elle est accusée de porter atteinte à la sûreté de l’État.


Le 27 mai 1990, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Ceux-ci refusent de transférer le pouvoir, et ne laissent pas siéger l’assemblée nouvellement élue. Suite au blocage de la situation, les forces démocratiques forment un gouvernement en exil, le National Coalition Government Union of Burma (NCGUB).


En 1991, le Parlement européen décerne à Aung San Suu Kyi le prix Sakharov (attribué pour la défense des droits de l’homme) et elle se voit décerner la même année le prix Nobel de la paix.


En 1994, le groupe français Total signe contrat avec la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman et investit 1,2 milliards de dollars. En 2002, Total-Fina-Elf sera visée par une plainte pour « crime de séquestration » déposée auprès du tribunal de Nanterre. Les plaignants sont deux Birmans affirment avoir été « séquestrés » et « forcés » de travailler sur le chantier de construction du gazoduc.


En juillet 1995, Aung San Suu Kyi est libérée grâce à la pression internationale : elle déclare à la presse qu’elle continue sa lutte pour la démocratie et qu’elle invite les généraux à entamer le dialogue et elle demande aux investisseurs étrangers d’attendre qu’un système démocratique soit mis en place avant de s’implanter dans le pays.

En septembre 1996, les interventions publiques qu’Aung San Suu Kyi tenait devant son domicile les samedi et dimanche après-midi sont interdites pour cause de « trouble de l’ordre public ». Ces dernières attiraient entre huit et dix mille personnes. Des postes de contrôle de l’armée sont placés des deux côtés de l’avenue de l’Université, soit à deux cents mètres du domicile d’Aung San Suu Kyi qui se trouve de facto replacée en résidence surveillée.


Entre 1996-1999, le pouvoir militaire

* lance l’opération « Année du tourisme en Birmanie » (Visit Myanmar Year),

* remplace le Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre (SLORC) par le Conseil d’État pour la paix et le développement (SPDC),

* obtient des cessez-le-feu avec une quinzaine de groupes rebelles (Karen, Mon, Kachin, Shan),

* devient membre de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN)

* procède à l’arrestation de plusieurs dizaines de membres de la NLD, élus en mai 1990.


En 1996-1997, un rapport faisant état de l’usage de la torture et du travail forcé en Birmanie est présenté devant la commission des droits de l’homme des Nations unies et le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT) décide de créer une commission d’enquête sur les pratiques de travail forcé en Birmanie.


En 2000, Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence, mais suite à une mission de médiation engagée en juillet 2000 par l’envoyé spécial pour la Birmanie du secrétaire général des Nations Unies, le dialogue entre Aung San Suu Kyi et la junte, interrompu depuis 1994, est renoué dans le cadre de discussions préalables à l’instauration d’un dialogue politique.

Le 6 mai 2002, Aung San Suu Kyi est libérée sans condition.

Le 5 décembre 2002, mort de Ne Win.


En avril 2003, le pouvoir militaire ne tenant pas ses promesses de dialogue avec l’opposition, Aung San Suu Kyi met en doute la sincérité de la junte. « Ils ne veulent pas le changement, mais le changement est inévitable » déclare-t-elle.

Et en mai 2003, le convoi d’Aung San Suu Kyi, alors en tournée politique dans le nord du pays, est violemment attaqué par des forces à la solde du régime de Rangoon. Suite à cette détention, le prix Nobel de la paix est placé en détention dans un lieu tenu secret. Il s’ensuit un ample mouvement international de protestation.


Le 28 février 2006, remise du prix Olof Palme 2005 à Aung San Suu Kyi

Pour le compte d'Aung San Suu Kyi, Sein Win, Premier ministre du gouvernement birman en exil et cousin de la dirigeante, s'est vu remettre des mains de Lisbet Palme, veuve de l'ancien Premier ministre suédois Olof Palme, assassiné le 28 février 1986, le Prix Olof Palme.

Lisbet Palme : "Aung San Suu Kyi a été récompensée pour son travail remarquable et continu en faveur de l'instauration de la démocratie en Birmanie. Pour tous les peuples du monde, elle est un exemple d'opposition pacifique à l'oppression"

Sein Win : " Cette récompense dit aux généraux birmans que ce qu'ils lui ont fait est moralement condamnable et injuste (...) cela va beaucoup nous aider dans notre combat. Nous souhaitons un dialogue. Nous souhaitons que l'armée fasse preuve d'ouverture. Nous souhaitons que le pays s'ouvre. L'isolement n'est pas une bonne chose. "

En mai 2006, "en dépit de la pression conjuguée de Washington, des Nations unies et de plusieurs Etats voisins, la junte militaire birmane a encore prolongé l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition et Prix Nobel de la paix. «C'est pour un an», a précisé un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur. Officiellement, cependant, le régime n'a rien annoncé".(Le Figaro, 29 mai 2006)

Source : Info-Birmanie et Lonely Planet


Voilà le contexte historique avec lequel il faut jongler quand, comme voyageur, nous envisageons de nous rendre dans ce pays.


Mais ce n’est là qu’un des aspects dont il faut tenir compte. Un autre, tout aussi important concerne la question du tourisme même. C’est ce que je tenterai de faire dans un prochain texte.

 

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Publié par Jacques Beaulieu à 10:56:23 - dans Asie Infos Birmanie
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