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  • : VOYAGER POUR LE PLAISIR DE MIEUX CONNAÎTRE MA PLANÈTE ET MOI-MÊME ET, AINSI, MOURIR MOINS IGNORANT. À la retraite depuis juin 2005, j'en profite pour voyager et voir les pays qui me sont encore inconnus. J'ai commencé ma tournée de l'Asie en janvier 2007. Vous voulez dé-couvrir avec moi cette région du monde ? Alors bienvenue à bord ! Jacques Beaulieu de Saguenay (Jonquière).
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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 06:32

Jonquière-Québec

Un voyage longue durée est une expérience très spéciale et fort personnelle aussi. Celle que nous raconte Piairjooles dans son blogue nous fait bien voir cependant qu’il y a bien des points en commun qui nous relient toutes et tous, nous les voyageurs au long cours.

C’est ce que j’ai voulu montrer en choisissant quelques extraits de ce  « Récit d'un voyage en solitaire en Asie et en Océanie » : les objectifs du départ et les conclusions finales, les interrogations de mi-parcours et, enfin, un autre aspect de tout voyage, la présence plus ou moins envahissante de notre psy personnel, le « guide de voyage »,  qui bien souvent nous sécurise au risque d'oublier de "voyager".




Montréal, août 29, 2003

Le Pourquoi, le Quoi et le Comment

Pourquoi? La plus difficile des questions... Un professeur de français m'a appris il y a longtemps qu'on n'écrit l'introduction qu'après avoir rédigé le reste du texte! Je m'en tiens donc à ceci: j'en avais très envie et depuis longtemps et j'ai l'occasion et les moyens de le faire aujourd'hui. Il y a bien sûr d'autres raisons plus profondes mais elles sont personnelles. Peut-être les devinerez-vous en me lisant...


Je ne dirais pas que je suis un grand voyageur, loin de là, mais il y a déjà plusieurs années que je dépense la majeure partie de mes économies à voyager. Le plus souvent au Québec, bien sûr, mais aussi dans le reste du monde Occidental. Jusqu'à maintenant, je ne m'étais jamais éloigné du "confort" de l'hémisphère Ouest.


Quoi? Le voyage que j'espère vous raconter un peu dans ces pages est conçu en partie pour me permettre de vaincre une crainte qui est aussi une de mes fascinations, celle du choc culturel. D'abord, l'Océanie: facile! Comme dirait mon agent de voyage, c'est comme à Montréal mais à l'autre bout du monde. Je me permets de croire que six ou sept semaines partagées entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie me permettront de changer de rythme et ainsi me prépareront pour la suite. La suite? Indochine: Thailande, Vietnam, Cambodge, Laos. Cette partie du voyage m'amène en janvier et si tout se passe comme prévu, c'est au début de la nouvelle année que j'arriverai en Inde où j'entends passer de deux à trois mois. C'est que j'ai rendez-vous avec des copains à Kathmandou vers la fin mars, voyez-vous...


Comment? Ben, je ne connais qu'une façon: sac à dos! Autre que mon billet d'avion et le contenu de mon sac, je n'ai absolument rien prévu. J'ai bien quelques adresses et un guide pour la Nouvelle-Zélande, mais pour le reste, je prévois planifier mes déplacements sur place et au fur et à mesure. Je n'ai expérimenté cette technique que quelques fois auparavant sur des périodes décidément plus courtes mais les résultats ont été vraiment concluants. Ça a au moins l'avantage d'éviter le syndrome du "checklist" du voyageur: cette manie qu'ont les touristes de vouloir courir tous les sites "trois étoiles" du guide Michelin en un temps record!


Alors assez pour cette introduction. Si vous avez des questions, vous pouvez m'écrire un commentaire et je tâcherai d'y répondre!

 
Inde, janvier 26, 2004

C'est seulement hier que je réalise le mal qui me frappe. Ça fait cinq mois que je suis parti et je ne me suis pas arrêté depuis mon départ. Mis à part Queenstown, je ne suis jamais resté à un endroit très longtemps. Maintenant que c'est fait, je n'ai plus envie de repartir... En dix jours j'ai amassé pas mal d'inertie et maintenant l'idée de reprendre la route ne me sourit pas. C'est l'fun de 'rentrer à la maison', d'avoir mon sac complètement défait et répandu partout dans la chambre. Aurais-je le 'blues' du voyageur? En tout cas j'ai perdu le momentum et cette réalisation frappe fort dans mon esprit. Je pense que la solution c'est de me forcer à repartir, ce que je devrais faire d'ici un jour ou deux.

 

C'est aussi seulement maintenant que je réalise pleinement la sagesse de Robert Bérubé qui m'avait conseillé de passer du temps ici. Comme le rythme de vie est un peu au ralenti, j'ai eu le temps d'observer mon environnement. J'ai fait quelques rencontres avec des Indiens. J'ai pu en quelque sorte les apprivoiser, chose qui était impossible à Delhi à cause de l'agressivité des rapports 'commerciaux'. Maintenant que j'ai quelques points de repère côté relations humaines, ça devrait rendre le reste du voyage plus facile. (…)


Je me suis acheté un Lonely Planet à Delhi, moi qui déteste maintenant cette maison d'édition. Après avoir visité l'ASE sans guidebook, je me retrouve avec un psychologue portatif pesant à peu près un kilo. Je vais pouvoir faire comme les autres maintenant et me promener dans la rue en voyageur-sandwich avec mon fidèle LP dans la main.

 

C'est pas vrai à 100% que je n'avais pas de guide en ASE. J'utilisais le fabuleux bouquin de Mark Elliot, 'South-East Asia: The Graphic Guide'. Il ne fait qu'un demi-pouce d'épaisseur et entre tout juste dans la poche arrière de mon jeans. Presque seulement des cartes, dessinées à la main.

Inde, février 17, 2004

Le Psy

J'ai quitté Jaisalmer allégé d'un kilo. C'est que j'ai donné son 4% à mon psychologue, voyez-vous! Au début, je ne le consultais que rarement et je lui posais toujours les mêmes questions ('Gettting There and Away') ou je consultais seulement sa vision de ma situation actuelle ou future (les cartes régionales et plans de ville). Mais je me suis rendu compte qu'au fil du temps mon psy s'est sournoisement transformé en béquille. Je me suis mis à lui demander son avis sur à peu près tout: où aller, quoi manger, où dormir... La transformation fut si subtile que j'ai mis plus d'un mois à m'en rendre compte. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille? Je ne parlais plus à personne. Mon psy ayant toutes les réponses, plus besoin de demander aux autres voyageurs, ni aux commerçants ou même aux habitants. Mon psy et moi formons un écosystème autosuffisant. Heureusement, les psys sont en grande demande et j'ai pu récupérer 50% du coût de la consultation.


En Inde, tous les visiteurs (ou presque) ont le même psy. Ils obtiennent donc tous les mêmes réponses à leurs questions. C'est très pratique, surtout pour l'industrie touristique Indienne. Tiens, par exemple, prenons Udaipur. Mon psy m'a conseillé d'aller manger du gâteau au chocolat au 'Natural View Restaurant'. À ma grande déception, le gâteau n'était pas très bon et je me préparais à fustiger mon psy. C'est alors que, levant les yeux, je vis de la terrasse du resto qu'il y a en fait cinq ou six autres 'Natural View Restaurant' (ou variation mineure) autour de moi. Grâce à mon psy, inutile de songer longtemps au nom à donner à son commerce. Je pense que les restaurateurs aussi on le même psy que moi.


C'est qu'il est très fort, ce psy. C'est lui qui décide qui sera prospère d'une année à l'autre. C'est le monsieur qui organise les safaris à Jaisalmer qui me l'a dit. Il a travaillé trois ans juste pour que le psy parle de lui. Les clients du psy lui sont très fidèles et suivent ses conseils à la lettre. Moi aussi, je me suis mis à suivre la piste. Un Français logeant au même hôtel que moi et rencontré plus tard dans un restaurant en ville me lance: 'tiens, on doit avoir le même psy!'. C'en était trop! Fallait que je fasse quelque chose...


J'ai donc posé au psy les questions les plus importantes pour mon avenir (les cartes régionales et plans de ville pour Jodhpur, Daramsala, Varanasi et Kolkatta), copié ses réponses, puis je l'ai remercié. Je me suis senti mieux aussitôt! J'étais heureux à l'idée que de nouveau il me faudrait prendre contact avec des gens, réfléchir, expérimenter, réussir et parfois me tromper: un brin d'aventure qui m'a manqué.


P.S. J'avoue que j'ai triché un peu pour Jodhpur, je lui ai aussi demandé où aller dormir. Comme je le raconte dans le texte précédent, j'aurais mieux fait de demander à quelqu'un d'autre.

Montréal, mai 27, 2004

 

Pardon, j'ai tardé. À un point tel ou je me demande s'il y a encore des lecteurs! Qu'à cela ne tienne, je ne puis laisser ce blogue sans conclusion après tout le temps que j'y ai consacré depuis août dernier. C'est que je voulais me donner le temps de revenir un tout petit peu, de commencer à ruminer ce qui s'est passé depuis mon départ, de me relire aussi pour la première fois. En plus du blogue, j'ai pris cinq ou six-cent pages de notes (ok, les pages sont petites). Il y a les photos aussi. Après un léger ménage pour éliminer les clichés ratés, il ne m'en reste que 2,500. Deux-mille-cinq-cent. Et je croyais ne pas avoir pris beaucoup de photos. Ça en fait quand même neuf ou dix par jour, en moyenne... Je vais donc devoir en choisir un échantillon, disons 10%, que je pourrai montrer à ceux que ça intéresse.

 

Je suis arrivé il y a deux semaines déjà. Mon chat m'attendait, mon appartement aussi. J'avais la clé de l'apart, mais pas celle du rangement au sous-sol de l'immeuble. C'est là que j'avais laissé tous mes vêtements. Ma première job fut donc de faire le lavage car je n'avais plus rien à me mettre. J'ai renoué ce "love-hate relationship" que j'entretiens avec la radio de la SRC. Je suis allé au Provigo. J'ai sorti les poubelles. La routine, quoi. Étrangement, je n'avais pas l'impression d'être arrivé, plutôt d'être de passage. Comme si mon voyage se poursuit.

 

Ça fait étrange d'être de retour, mais pas de la façon dont je m'y attendais. C'est d'ailleurs un peu ce que je racontais aux gens rencontrés au cours de ce périple et à qui j'ai envoyé un courriel il y a quelques jours. En voici un extrait :

Cher compagnon de voyage, "dharma bum", hôte, ami:

Me voici à la maison. Après presque neuf mois sur la route, je me suis posé à Vancouver en me demandant ce que j'allais ressentir de ce retour. Évidemment, mon véritable chez-moi est à Montréal. Je tentais sans doute d'éviter l'inévitable un peu plus longtemps. Eh bien j'étais de retour mais sans pourtant remarquer quoi que ce soit de particulier (mis à part la propreté et l'esthétisme des lieux). Malgré tout, après seulement cinq jours dans cette ville, j'ai ressenti l'appel intérieur qui m'est maintenant familier et qui me dit que l'heure est venue de faire un bout de chemin.

 

Une semaine plus tard, j'étais vraiment à la maison. L'amie qui sous-louait mon appartement me l'a laissé exactement dans le même état qu'avant mon départ. Je me suis dit: c'est ça qui ne va pas! Rien n'a changé en mon absence: les mêmes émissions de télé, les mêmes nouvelles dans le journal, les mêmes 'tounes' à la radio... Ça m'a fait réaliser - une fois de plus - cette facette du voyage qui la rend une activité unique: chaque jour, ou presque, il y a quelque chose de nouveau à découvrir ou un étranger avec qui faire connaissance. J'en étais venu à m'attendre à ça de la vie. Ça me fait bizarre d'être de retour parce que tout m'est familier alors que pour tant de mois, plus rien ne l'était. Est-ce une remarque aussi étrange qu'elle le paraît? J'ai de la difficulté à trouver les mots pour expliquer qu'avec le temps, on s'habitue à l'inhabituel, on recherche l'inconnu, on a même l'impression de reconnaître des choses ou des gens qu'on a jamais vu auparavant et rien ne semble rendre ce processus plus essentiel que le voyage.

 

Si bien qu'au début tout m'a semblé trop familier dans mon quartier majoritairement francophone de descendance européenne. Je croyais quand même assez bien m'en tirer. Jusqu'à ce que je me rende au marché dans un quartier un peu plus cosmopolite et que j'y rencontre des gens d'origine Indienne, Cambodgienne ou Vietnamienne... Je me suis surpris à quelques reprises à ressentir une forte envie d'aller leur parler. Finalement, je me suis gardé de le faire, me disant que la plupart d'entre eux n'ont probablement jamais vu leur pays d'origine. Il y a quelques jours, des amis et moi sommes allés voir un documentaire portant sur la situation au Tibet ("Ce qu'il reste de nous"). Je n'ai pu m'empêcher d'associer bien des images de ce film à celles que j'ai encore en tête d'expériences et de gens rencontrés en Inde et au Népal. Les personnes filmées ne peuvent et vraisemblablement ne pourront jamais quitter leur pays, sans parler de recouvrer leur liberté. Pour ma part, tout ce que j'ai à faire, c'est de passer un coup de fil à mon agent de voyage.(...)

 

Je n'aurais peut-être pas dû aller voir ce film aussitôt revenu. J'en suis ressorti bouleversé et j'avoue que la déprime post-partum s'est installée depuis. Rien de plus normal, me dit-on, comme si ça pouvait apporter un réconfort. C'est qu'un long voyage, ce n'est pas des vacances, c'est vivre en dehors de chez-soi. Pour y arriver, il faut accepter de faire des changements importants dans son quotidien, de sortir de sa zone de confort personnelle. Le quotidien est une notion qui existe en voyage, mais elle est très différente, particulièrement dans un coin du monde comme l'Asie. C'est ce qui rend le parcours difficile les premiers mois. De plus, lorsqu'on voyage seul, il n'est pas possible de vivre dans une 'bulle protectrice' bien longtemps. Donc peu à peu, je me suis habitué à une nouvelle routine et j'ai pris goût aux nouvelles possibilités que m'offraient ce nouvel environnement. De toute évidence, je me suis beaucoup attaché à ce mode de vie.


Un résumé, c'est trop court

Je ne me sens pas encore d'attaque pour faire un bilan ou une synthèse. Je n'étais pas en vacances, je n'étais pas non plus en mission. J'avais envie de changer de contexte et de voir si je pouvais apprendre quelque chose de neuf sur moi comme sur le reste du monde. Je voulais me sortir de ma zone de confort et espérer l'élargir. Avec le recul, il me semble que la cible était impossible à rater!

Ceci dit, les différentes régions du monde que j'ai visitées ont eu chacune une signification particulière, en voici un aperçu:

  • *La Californie fut une rampe de lancement.
  • *La Nouvelle-Zélande fut un trip de repos. (…)
  • *L'Australie fut un trip 'ultra-rapide'... (…)
  • *L'Asie du sud-est fut un trip d'acclimatation culturelle. (…)
  • *L'Inde fut un trip contemplatif et spirituel. (…)
  • *Le Népal fut un trip sportif, de montagnes sans égal, comme tout randonneur saurait le reconnaître. Un trip contemplatif aussi, car tous ne peuvent qu'être émus devant l'immensité renversante de l'Himalaya, posée en contraste à la simplicité des gens qui l'habitent. (…)

En conclusion

J'ai peur que le lecteur ne reste sur sa faim, mais je n'y peux rien. Tout ce que je puis dire c'est qu'il me serait bien plus facile de partir maintenant qu'il y a un an. Au fond, c'est pas si difficile de quitter son pays, suffit de monter à bord de l'avion. C'est dans la tête que c'est plus difficile. Maintenant que cette partie-là semble réglée, qu'est-ce qui m'empêche de quitter à nouveau? Qui sait ce que l'avenir nous réserve?

 

C'est tout pour ce blogue! Il risque de me manquer. J'étais parfois tenté d'y partager certaines expériences plus personnelles car ce sont celles qui m'ont marqué, plus que n'importe quel temple, rivière ou montagne. Je n'ai pas eu l'audace de m'exposer ainsi et c'est tant mieux, d'une façon: ça nous donnera l'occasion de s'en parler de vive voix. Merci à ceux qui m'ont lu, même si pour la plupart je me demande souvent qui vous êtes…

 

 



 
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Publié par Jacques Beaulieu à 13:32:43 - dans voyager autrement Écriture
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