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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 08:55


Jonquière-Québec


 

Depuis mercredi, le 26 septembre, la junte semble avoir repris le contrôle de la situation toujours par les mêmes moyens : la force. C'est ainsi qu'elle a continué d'arrêter moines et manifestants civils et ce, malgré les pressions des organismes internationaux :

- Rencontres du représentant de l'ONU avec Aung Sang Suu Kyi et avec la junte elle-même;

- Déclaration unanime des 15 membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, adoucie cependant par les pressions de deux pays, la Chine et la Russie. Cette déclaration  "déplorait fermement" la "violente répression par le gouvernement de Birmanie des manifestations pacifiques, y compris l'usage de la force contre des représentants religieux" et appelait la junte à libérer l'ensemble des prisonniers politiques, dont la dirigeante de l'opposition démocratique Aung Sang Suu Kyi.


- Par ailleurs, dans la foulée d'Amnesty International, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé le Conseil de sécurité à décréter un embargo sur les armes contre la Birmanie et a dénoncé en particulier six pays fournissant le régime militaire en armements : l'Inde et la Chine, mais aussi la Russie, Israël, la Corée du Sud et la Corée du Nord. Ces pays ont livré des équipements que les militaires birmans utilisent pour "commettre des abus" en matière des droits de l'Homme et "soutenir leur capacité à se maintenir au pouvoir", affirme HRW dans un communiqué.


Le 22 octobre dernier, l'envoyé spécial du Figaro à Rangoun, Adrien Jaulmes, faisait une excellente synthèse de la situation qui prévaut actuellement au Myanmar. Ce texte nous permet de plus de mieux comprendre la spécificité de la société birmane.


Voici donc ce texte.


 




Les Birmans sous la botte de leur junte


 

Persuadée d’avoir désormais bien repris en main la population, la junte birmane a décidé de lever, samedi dernier, le couvre-feu et de mettre fin à l’interdiction de se rassembler.

EN APPARENCE, tout semble redevenu normal en Birmanie. Moins d’un mois après les manifestations de masse contre la junte militaire, et leur violente répression par l’armée, il ne reste presque aucune trace visible de ces événements. Dans les rues de Rangoun, l’ancienne capitale birmane, les petits commerces encombrent de nouveau les trottoirs, au pied des immeubles de l’époque coloniale à la splendeur décrépite. Des employés déjeunent en pleine rue sous des parasols, qui protègent, selon l’heure de la journée, du soleil ou des pluies torrentielles de la fin de la mousson. La bouche rougie par leur chique de bétel, des débardeurs en sarong transportent des marchandises en se frayant un chemin dans la foule, et des moines bouddhistes drapés dans leur toge pourpre collectent dans de grands bols laqués la nourriture offerte par les petits restaurateurs en plein air. Le spectacle des rues du centre-ville est celui d’une Birmanie industrieuse, souriante, pacifique, où l’on se salue en joignant les doigts comme pour prier, où les écoliers déambulent en groupes joyeux vêtus d’uniformes vert et blanc, et où les jeunes femmes protègent leur visage du soleil en se maquillant les joues avec une poudre beige. L’atmosphère ne semble pas tendue, et ce pays longtemps fermé aux étrangers, gouverné depuis plus de quarante ans par une dictature militaire particulièrement brutale et bornée, ne ressemble pas à la Corée du Nord.  


Sentiment diffus de malaise


Quelques détails finissent cependant par apparaître au milieu de cette normalité apparente, faisant naître tout à coup un sentiment diffus de malaise.


Aux entrées de la grande pagode de Shwedagon, le principal lieu de culte bouddhiste du pays, qui dresse sa stupa dorée au centre de Rangoun, des militaires en faction surveillent attentivement les visiteurs. Des rouleaux de barbelés sont empilés à côté de leurs véhicules, et des boucliers antiémeute sont alignés, prêts à servir. Autour du grand monument couvert à l’or fin, qui abrite, selon la croyance, huit cheveux de Bouddha, l’esplanade d’habitude occupée par une foule de pèlerins et de moines est anormalement déserte. Le sanctuaire a été l’un des hauts lieux de la contestation religieuse, et l’armée y a procédé à des arrestations brutales de moines et de manifestants. La pagode de Shwedagon est restée fermée pendant plusieurs semaines avant de rouvrir, mais reste placée sous étroite surveillance militaire.


Les monastères bouddhistes, institution à laquelle presque chaque Birman a appartenu à un moment de sa vie, comme petit garçon ou comme adolescent, sont aux trois quarts vides. Tous sont étroitement surveillés par l’armée. Une grande partie des milliers de manifestants arrêtés par l’armée au moment de la répression ont été libérés, mais un nombre indéterminé resterait dans les prisons du régime. Les monastères sont particulièrement contrôlés, et si le couvre-feu a été récemment levé, les communications téléphoniques et par Internet avec l’étranger restent limitées. L’esprit de résistance des moines n’a pas disparu, même si de nouvelles manifestations semblent pour le moment inenvisageables. Ces adeptes de l’une des religions les plus pacifiques qui soit restent malgré la chape de plomb de la répression les principaux adversaires de la junte. À demi-mots, par des périphrases et avec des sourires et des mains jointes, des moines au crâne rasé, drapés dans leur toge pourpre, expliquent que «oui, bien sûr, il y a eu des incidents malheureux». Ils rappellent que la «violence n’a jamais rien résolu», avant d’aller déjeuner, énigmatiques, pieds nus et à la file indienne, dans les immenses réfectoires de leur monastère. « Mais nous finirons bien par nous faire entendre, vous verrez», dit un jeune moine rieur dans un anglais parfait.

Rien n’est plus étonnant que l’abîme qui sépare ce clergé paisible de la brutale clique militaire au pouvoir en Birmanie, rebaptisé Myanmar voici quelques années, dans un accès de nationalisme de la junte. Ces deux institutions s’opposent à présent presque ouvertement. Pour répondre à la mobilisation religieuse, la junte a recours aux expédients habituels des régimes autoritaires.  


«
Novlangue » digne d’Orwell

 
De Rangoun à Mandalay, les deux anciennes capitales de la Birmanie, de nouvelles manifestations ont été organisées ces dernières semaines, mais cette fois par les autorités militaires. Sous peine d’amendes, les habitants sont invités avec fermeté par le gouvernement à afficher leur soutien à «la paix, la stabilité et l’unité nationale». Le journal officiel anglophone de la junte La Nouvelle Lumière du Myanmar, publie d’interminables comptes rendus de ces grandes manifestations «spontanées», dans une «novlangue» digne de George Orwell, qui fut d’ailleurs en poste dans la police britannique en Birmanie au début du XXe siècle.

Le journal accuse chaque jour les médias étrangers, la BBC, Voice of America et Radio Free Asia d’être des «menteurs professionnels essayant de détruire la nation pour le bénéfice des néocolonialistes».

 La réprobation internationale soulevée par la répression du mouvement démocratique n’a pas eu d’autres effets que de renforcer la paranoïa des généraux birmans. L’envoyé spécial des Nations unies, Ibrahim Gambari, s’est entendu expliquer la semaine dernière par le ministre de l’Information birman, le général Hsan, que les manifestants avaient été payés par les services secrets d’une grande puissance.

Les efforts de Gambari pour que la junte accepte de dialoguer avec Aung San Suu Kyi, la figure de l’opposition birmane, placée en résidence surveillée par la junte presque sans interruption depuis 1990, n’ont abouti qu’à la désignation d’un officier de liaison chargé des relations avec la célèbre opposante, Prix Nobel de la paix, et fille du héros de l’indépendance birmane, Aung San.

«C’est un régime particulièrement autiste», admet un diplomate occidental en poste à Rangoun, «et il y a peu d’espoir que des pressions ou des sanctions le fassent beaucoup évoluer». Les modes de raisonnement de cette camarilla de généraux couverts de médailles, et impliqués dans de juteux trafics, restent obscurs à la plupart des observateurs étrangers.

Conseillés par des astrologues, comme les anciens rois birmans, les généraux ont décidé en 2005 de déplacer la capitale de Rangoun vers le centre du pays. Baptisée Nay Pyi Daw, la nouvelle ville est un projet un peu inquiétant d’urbanisme utopique. En pleine campagne, où la vie continue de s’écouler au rythme des chars à bœufs, des rangées d’immeubles au modernisme clinquant ont surgi du sol. «Les quartiers sont peints de couleurs différentes, bleu, orange ou jaune», explique un étranger qui s’est rendu dans cette cité interdite, «et les habitants y sont regroupés en fonction de leur activité ou du ministère auquel ils appartiennent».

La paranoïa de la junte birmane n’est pas seulement due à un vertigineux délire de militaires soucieux de protéger leur pouvoir. Les relations historiques de ce pays avec le monde extérieur ont toujours été complexes, et un sentiment de méfiance à l’égard de ses voisins, l’Inde et la Chine, mais aussi des puissances occidentales, continue d’imprégner la politique birmane.

 
Paranoïa de la junte

 
Colonisée par les Britanniques après trois guerres meurtrières livrées au XIXe siècle, la Birmanie obtient son indépendance de façon encore plus compliquée après la Seconde Guerre mondiale, puisque les Birmans sont débarrassés des Anglais par les Japonais, avec lesquels collabore Aung San, père d’Aung San Suu Kyi. Mais les libérateurs se révèlent des occupants brutaux, et c’est ironiquement l’ancienne puissance coloniale qui libère le pays avant de lui accorder l’indépendance en 1948.

Mais la paranoïa de la junte est aussi nourrie par les tendances centrifuges des minorités ethniques non birmanes qui peuplent les pourtours de la Birmanie. Les Karens au Sud-Est, les Shans trafiquants d’opium à l’Est, les Nagas coupeurs de têtes à l’Ouest, les Kachins au Nord, n’ont jamais complètement accepté le pouvoir central, et la domination birmane. Chaque affaiblissement du pouvoir central a été accompagné de soulèvements dans ces provinces périphériques, et les affrontements entre l’armée et les guérillas locales n’ont jamais vraiment cessé depuis l’indépendance, où ces séparatismes avaient alors menacé de faire éclater le pays. Le chef de la junte, le général Than Shwe, et les principaux officiers du régime ont presque tous participé à ces conflits difficiles, notamment celui contre les rebelles karens, fait d’embuscades, de villages rasés et de répression brutale. Ces militaires obsédés par la lutte antiguérilla continuent d’associer la démocratie à l’anarchie, et une éventuelle libéralisation politique à un signe de faiblesse à l’égard des minorités non birmanes. «Ils craignent de voir le pays se déchirer si l’armée laisse le pouvoir aux civils », dit un diplomate européen à Rangoun. «Un scénario de guerre civile du type Yougoslave n’est pas à exclure en cas d’une chute de la junte birmane ou d’une démocratisation mal conduite. »

 
 

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Publié par Jacques Beaulieu à 15:55 - dans Asie Infos Birmanie
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