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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 03:53


Jonquière-Québec


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En parcourant la presse internationale, j'ai trouvé cette excellente analyse de la correspondante du Figaro à Bangkok. Ça peut aider à mieux comprendre les événements actuels qui ont lieu au Myanmar. Le voici.



L'histoire enseigne

aux militaires birmans
que la révolte des bonzes

peut être contagieuse

Une analyse de Florence Compain,
correspondante du Figaro à Bangkok
Publié le 25 septembre 2007

 

 

Ils n'ont que leur autorité morale et leur bol à aumône retourné en signe de protestation. En Birmanie, des colonnes de religieux, l'eau jusqu'aux genoux, déambulent à pas mesuré et psalmodient les paroles du Bouddha sur l'amour bienveillant « pour faire tomber la dictature militaire néfaste ». En prenant la tête de la fronde, les moines bouddhistes ont transformé les protestations sporadiques contre l'augmentation massive des prix du carburant en une action pacifique de masse contre la junte qui s'accroche au pouvoir depuis 45 ans.
 

C'est aujourd'hui un affrontement entre les deux grandes institutions du pays. L'« armée safran », comme l'on surnomme désormais les 500 000 moines du pays, contre les « Verts », les généraux du Conseil d'État pour la paix et le développement, et leurs 500 000 hommes, dévorant le tiers du budget national.

 

À l'évidence, la junte ne s'attendait pas à cette nouvelle implication des bonzes. Et humiliation suprême, le mot d'ordre du « bol retourné », qui maintient à distance les laïcs qui ont commis des offenses, donné dans la pagode fréquentée par l'épouse du numéro un de la junte. Cette excommunication est lourde de conséquences pour un bouddhiste : s'il ne sacrifie pas à l'aumône, il perd toutes ses chances d'accéder au nirvana***.

 

Si le Sangha, le clergé bouddhique, a derrière lui une longue tradition d'activisme politique - il a participé dans les années 1920 au mouvement nationaliste contre la présence britannique et il était encore là contre l'occupant japonais et surtout dans le soulèvement prodémocratique avorté de 1988 -, les généraux pensaient avoir neutralisé cette menace latente.

 

Ils se sont d'abord appropriés les valeurs bouddhiques comme expression de l'identité nationale : ils ont toujours pris soin de faire étalage de leur dévotion. Ils ont redoré les stupas, blanchi à la chaux les monastères, repeint les bouddhas et construit des pagodes à tour de bras. Le funeste Ne Win avait tenté de racheter ses crimes en édifiant entre 1980 et 1986 une pagode extravagante au centre de Rangoon. Les chaînes de télévision diffusent en boucle les images du généralissime Than Shwe, incliné humblement devant des vénérables au crâne rasé, ou au chevet d'un bonze malade. La propagande ne manque pas de rappeler que le numéro un de la junte a fait construire le plus grand Bouddha de marbre du monde sur une colline des faubourgs de Rangoon.

 

Puis pour inféoder les membres éminents du clergé, la junte a déployé une débauche d'offrandes allant du téléviseur à la voiture 4×4.

 

C'était compter sans le petit clergé. Dans un pays où 85 % des habitants sont bouddhistes, les bonzes sont au coeur de la vie sociale. Dans les villages, ils jouent le rôle de guides spirituels, de conseillers pour les affaires locales, voire de juges dans les différends quotidiens. Et connaissent par coeur les difficultés de la population. « Les Birmans meurent de faim et ne peuvent envoyer leurs enfants à l'école, explique l'opposant en exil Aung Naing Oo. Du coup, les effectifs de Phaung Daw Oo, un des plus grands monastères de Mandalay, ont récemment enflé pour atteindre 7 000 enfants. Les bonzes dépendent aussi des offrandes de la population. Depuis la hausse vertigineuse des prix du carburant, leur tournée s'est allongée. Ils doivent aujourd'hui passer devant 35 maisons pour réunir leur nourriture, alors que cinq suffisaient. »

 

En toute logique, la révolte des bonzes est contagieuse. Hier, ils étaient 100 000 manifestants dans les rues de Rangoon. Et pour la première fois, des étudiants, des comédiens et des poètes ont rejoint le cortège.

 

Mais sur quoi peut déboucher cette fronde ? « Un bain de sang », répondent la plupart des analystes. « L'apathie apparente de la junte ne doit pas être considérée comme un signe de faiblesse. L'armée reste l'institution la plus puissante du pays », rappelle l'universitaire David Steinberg. En 1988, la junte avait laissé les manifestations prodémocratiques se développer pendant six semaines avant de tirer dans la foule.

 

Certains voient, dans les hésitations des généraux, les pressions de l'allié chinois pour régler la question pacifiquement. Mais quand l'opposition démocratique en exil en Thaïlande exalte un soulèvement populaire propulsant Aung San Suu Kyi au premier plan, elle « veut écrire l'histoire à distance », estime un fonctionnaire de l'ONU qui s'attend, lui, à « une répression massive et des violences à grande échelle ». « Ils ne transigeront jamais. Ils n'ouvriront pas le dialogue », assure Aung Zaw, rédacteur en chef d'Irrawady, magazine d'opposition basé en Thaïlande.

 

D'autant que des informations convergentes venant de Rangoon prêtent au pouvoir l'intention de multiplier les provocations pour justifier la répression. « La Birmanie est peut-être condamnée à vivre dans la spirale de violence voulue par les militaires », conclut Tennyson, l'opposant en exil.

 

***Note personnelle

Il faut savoir que, pour les bouddhistes, le fait d'offrir des aumônes aux moines permet aux fidèles d'atteindre le nirvana et d'éviter ainsi la réincarnation. Aussi, quand les moines ont donné le mot d'ordre, cette semaine, de refuser toute aumône provenant des forces de l'ordre, en retournant leur bol à aumônes, c'était là un moyen de pression très fort, dans le contexte du monde bouddhiste.

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Publié par Jacques Beaulieu à 10:53 - dans Asie Infos Birmanie
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