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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 08:06


Jonquière-Québec




Suite aux manifestations de la fin août et de l'arrestation de plusieurs leaders de cette contestation, ça continue de brasser au Myanmar. Voici une relation des événements qui ont jalonné la scène politique birmane ces derniers jours.



Du côté de la Junte militaire...




8 septembre 2007
Birmanie: jusqu'à 28 ans de prison pour 6 défenseurs droit du travail


(Belga) Six défenseurs des droits du travail en Birmanie ont été condamnés jusqu'à 28 ans de prison pour avoir organisé à Rangoun une conférence sur le thème du droit des travailleurs dans un centre culturel géré par l'ambassade des Etats-Unis, a affirmé samedi un avocat du principal parti d'opposition birman. Sur les six militants, tous âgés entre 20 et 30 ans, quatre étaient des anciens adhérents de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi, assignée à résidence à Rangoun, et qui a été privée de liberté pendant la majeure partie de ces 18 dernières années. (BAJ)





La police birmane se déploie dans les monastères


(La Presse Canadienne) Pour la première fois, la junte birmane a posté des policiers chargés d'assurer la surveillance des monastères dans tout le pays, ont rapporté des témoins lundi. Et ce dans le cadre des mesures prises par les militaires pour tenter de juguler les plus importantes manifestations dans le pays depuis près de dix ans.

Dans le même temps, le régime tentait de minimiser la signification des actions des moines bouddhistes, accusant la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, les ambassades occidentales et des ONG étrangères d'être derrière ces actions et de chercher à déstabiliser la junte.



Birmanie : YouTube bloqué, le black-out s’intensifie

 

Reporters sans frontières dénonce le blocage de YouTube, le site de partage de vidéos, par la junte militaire, depuis le 3 septembre 2007. Le principal fournisseur d’accès à Internet, contrôlé par le ministère des Postes et des Télécommunications, n’a donné aucune explication sur cette interdiction. L’autre fournisseur d’accès birman, Bagan net, avait déjà rendu inaccessible le site. "Les rares images des récentes manifestations provenaient de "citoyens-reporters" qui utilisaient notamment YouTube pour les diffuser. Avec le blocage du site, le black-out de l’information voulu par les militaires s’intensifie", a déclaré l’organisation. Confrontés à une vague de manifestations contre l’augmentation du coût de la vie depuis le 19 août, les militaires ont intensifié la censure et les restrictions imposées aux correspondants des médias étrangers. Un internaute birman a déclaré à Mizzima News, site basé à New Delhi : "Nous pouvions regarder chaque manifestation sur YouTube".




Téléphones coupés à la Ligue nationale pour la démocratie en Birmanie


(The Associated Press) Le téléphone a été coupé au siège de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d'opposition en Birmanie, a annoncé jeudi un porte-parole du parti dirigé par Aung San Suu Kyi (...)

En outre, plusieurs membres de la LND ou militants pro-démocratie ont eux aussi fait savoir que leurs téléphones portables avaient été coupés depuis lundi, la junte cherchant à limiter le flot d'information, a précisé Myint Thein.

Un responsable des télécommunications, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a confirmé qu'une cinquantaine de lignes téléphoniques avaient été coupées dans le cadre d'une opération de sécurité.

Plusieurs dissidents ont donné des interviews aux médias d'opposition birmans en exil, et des images des récentes manifestations sont sorties d'un pays où la presse est étroitement contrôlée. Mais, grâce à Internet et aux radios basées à l'étranger, l'information circule désormais beaucoup plus rapidement que lors des précédents mouvements de contestation du régime.

Le mouvement se poursuit depuis le 19 août malgré l'arrestation de plus d'une centaine de personnes et les brutalités policières.

 


La junte militaire en Birmanie a coupé les lignes de téléphone mobile d'opposants connus. Elle s'en est également prise à certains journalistes représentant la presse étrangère.


Le régime, qui tente de venir à bout d'une vague de protestations contre la vie chère, avait haussé le ton dimanche dernier en annonçant le déclenchement d'une «action» contre les fauteurs de troubles. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d'opposition dirigé par Mme Aung San Suu Kyi, avait été désignée.

Depuis lundi, les téléphones mobiles de dizaines d'opposants, notamment de militants de la LND et de défenseurs des droits sociaux, sont bloqués, ont indiqué des dissidents.

En outre, des journalistes représentant notamment la presse étrangère, dont la correspondante et le photographe de l'AFP, ne sont plus en mesure depuis mardi de communiquer avec leurs téléphones portables. Un haut responsable du ministère des communications a indiqué que «l'ordre» venait «d'autorités supérieures».

Selon des sources aux télécoms, plus de 50 lignes de téléphone, principalement de portables, ont été coupées sur ordre des militaires. La seule ligne de téléphone terrestre au siège de la LND à Rangoun ne fonctionne plus depuis mercredi, selon un porte- parole de cette formation.




Du côté de la Résistance intérieure...
Les moines s'en mêlent !

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Photo tirée du site du Journal Le Monde

 

L'implication de moines donne un tour nouveau à la crise birmane

L'incident qui a opposé moines bouddhistes et soldats gouvernementaux, jeudi 6 septembre, à Pakokku, dans le nord de la Birmanie, semblait, vendredi, s'être résolu sans drame. Toutefois, cet incident pourrait bien faire date dans la sourde confrontation qui met aux prises la junte militaire et l'opposition.

Plusieurs centaines de religieux et de novices, selon les informations filtrant de Birmanie par le canal de réseaux d'opposants, ont séquestré, jeudi pendant plusieurs heures, dans un monastère, avant de les relâcher dans l'après-midi, une dizaine de soldats et quelques fonctionnaires civils, à Pakokku, une ville située à près de 600 km au nord de Rangoun.

Les représentants du pouvoir étaient venus présenter des excuses à la communauté du temple, le Maha Visutarama (Ah Le Tiak est son autre nom), un des grands monastères de la bourgade, pour des violences survenues la veille au cours de la répression d'une manifestation contre le renchérissement des prix.

Cette manifestation a conduit à la première intervention musclée de l'armée régulière, mercredi face à un cortège d'opposition. Les soldats ont tiré des coups de feu de sommation, s'accordent à dire tous les témoins. Durant le face-à-face de jeudi, les moines exigeaient la libération immédiate d'une dizaine de religieux arrêtés la veille. Au moins quatre véhicules officiels ont été brûlés.

Une figure centrale de la confrontation semble avoir été le religieux pro-gouvernemental local, Tay Zaw Batha, vu aux côtés de "gros bras" venus en renfort des soldats en uniforme durant les échauffourées de mercredi. Les moines du Maha Visutarama disaient, jeudi, être à la recherche de ce personnage, selon le Centre de recherches sur l'Irrawaddy, basé à Chiangmai en Thaïlande. Indice de la résolution des moines : après l'incident du monastère, une dizaine d'entre eux sont allés détruire un magasin d'électronique appartenant à un milicien favorable à la junte, selon des témoins cités par l'AFP.

Le monastère n'abrite pas moins de 700 religieux. Il est situé à environ 25 km des pagodes de Pagan, le grand site spirituel historique de la plaine centrale birmane, et à proximité de la deuxième grande ville du pays, Mandalay, un centre culturel et religieux de la plus haute importance.

Si le recours à la manière forte est fréquemment employé par les militaires birmans pour maintenir l'ordre, la crainte d'un embrasement de la situation a nécessairement joué dans l'attitude prudente dont ils ont fait preuve jeudi.


SOULÈVEMENT DE 1988


Elle découle d'une méfiance historique des gouvernants de la Birmanie postcoloniale envers les instances bouddhistes, dont la capacité à mobiliser des réseaux souterrains dans ce pays profondément religieux s'est manifestée à plusieurs reprises dans le passé. Ce fut notamment le cas lors du soulèvement de 1988, violemment réprimé par la junte. Parti lui aussi d'une protestation contre la hausse des prix, ce mouvement avait alors vu les moines jouer un rôle de coordination crucial dans les manifestations. L'armée birmane l'avait maté en procédant à l'arrestation de centaines de moines, condamnés de façon expéditive à de longues années de prison.

Pour autant, le point d'explosion de la poudrière birmane n'a pas nécessairement été atteint, pensent nombre d'observateurs. La crainte inspirée par les méthodes brutales de la junte a conduit, jusqu'à présent, les civils à ne manifester qu'une approbation silencieuse au principal groupe d'opposants, Génération 1988, engagé dans les défilés depuis le 19 août. "De là à passer à un soutien actif, il y a une marge", dit un observateur familier de la crise joint à Rangoun.

Francis Deron


Les manifestations au Myanmar ne cesseront pas, dit un dissident


(Reuters) Les quatre semaines de manifestations au Myanmar ne représentent "que le début" d'un mouvement de masse contre la junte militaire au pouvoir et les conditions de pauvreté extrême dans lesquelles vivent les 53 millions d'habitants de l'ex-Birmanie, affirme un dissident birman.

"Rien ne pourra l'arrêter", a déclaré à Reuters Htay Kywe, qui vit dans la clandestinité au Myanmar depuis qu'il a échappé, le 21 août, à une vague d'arrestations visant les dissidents qui ont lancé une campagne de manifestations contre la hausse des prix du carburant.

"Arrêter et tuer des gens ne nous exemptera pas des difficultés économiques", a souligné le dissident âgé de 39 ans, qui a répondu dans un enregistrement aux questions envoyées par courrier électronique par Reuters. L'enregistrement a été authentifié par une personne connue comme étant l'une de ses proches.

Kywe était l'un des chefs de file du soulèvement étudiant de 1988 écrasé dans le sang par les militaires. Treize autres membres du groupe Génération 88 ont été arrêtés fin août et accusés de terrorisme, des charges qui pourraient leur valoir de nombreuses années de prison.

Mais, selon Kywe, qui a échappé à cette opération, les généraux qui dirigent l'ex-Birmanie depuis 45 ans ne peuvent pas cacher la réalité économique. "Tant que la population endurera le manque de développement, les difficultés économiques, un pouvoir arbitraire et les injustices, il y aura toujours un moment où la population ne l'acceptera pas et se rebellera", a-t-il expliqué.


LES MOINES BOUDDHISTES SE JOIGNENT AUX MANIFESTATIONS


Au total, plus de 150 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations. Aucune répression de cette ampleur n'avait été enregistrée depuis que l'armée avait écrasé le soulèvement de 1988, au prix de 3.000 morts.

Bien que cet épisode soit encore dans toutes les mémoires, Kywe estime que les difficultés économiques croissantes vont alimenter le mouvement de mécontentement.

"Tant qu'ils ne seront pas en mesure de résoudre les problèmes que traverse le pays, les mouvements comme celui-ci ne s'arrêteront jamais", a-t-il souligné.

Bien que les manifestations aient pris de l'ampleur, leurs mots d'ordre portent toujours principalement sur la détérioration des conditions de vie dans un pays promis à de brillantes perspectives lorsqu'il a accédé à l'indépendance en 1948 et devenu aujourd'hui l'un des plus pauvres de la région.

Le dissident dément avoir trouvé refuge dans une ambassade occidentale, comme l'a affirmé la junte militaire, et dit se cacher au milieu de la population.

Selon des analystes, le fait que Kywe et d'autres puissent rester dans la clandestinité aussi longtemps sans être découverts laissent penser que le réseau d'agents de renseignements de la junte n'est plus aussi sophistiqué et puissant qu'auparavant.

En dépit des nombreuses arrestations, les manifestations ont gagné le centre et le nord-ouest du pays et impliquent désormais des moines bouddhistes, acteurs clés du soulèvement étudiant de 1988.

Plusieurs centaines de moines ont retenu la semaine dernière pendant plusieurs heures des émissaires du gouvernement et incendié leurs voitures au lendemain d'une manifestation dispersée sans ménagement par l'armée.


(La Presse canadienne) Depuis le 19 août et la décision d'augmenter les prix des carburants parfois de 500%, les manifestations se multiplient en Birmanie, ces hausses donnant le coup de grâce à la population dans un pays déjà étranglé par les difficultés économiques. La semaine dernière, la confrontation est montée d'un ton lorsque des moines bouddhistes, après avoir été passés à tabac par les forces de l'ordre, ont réagi en prenant brièvement en otage des officiels.

Au cours du week-end, les moines en colère auraient également fondé un nouveau groupe, le Front national des moines, selon le mouvement américain Campaign for Burma, qui milite pour la démocratie en Birmanie. Du coup, les autorités ont posté des policiers dans les monastères des grands centres religieux de Pakokku et Mandalay, ainsi qu'à Rangoon, pour éviter tout nouveau débordement. Les religieux birmans ont été de tous temps à la pointe de la contestation dans le pays, d'abord contre les colons britanniques, puis contre la dictature militaire depuis 1962. Ils ont joué un rôle de premier plan dans le mouvement démocratique de 1988, réprimé dans le sang par la junte.

De plus en plus contestée par les capitales occidentales, la junte accuse notamment dans un communiqué le National Endowment for Democracy, le fonds américain de promotion de démocratie, de chercher à fomenter des troubles en Birmanie en débloquant 2,9 millions de dollars (2,1 millions d'euros) pour des opérations dans le pays.


 


Les moines bouddhistes continuent à défier le régime birman


(Le Monde avec AFP et AP) Plus de 300 moines bouddhistes ont défilé en priant, mardi 18 septembre, dans les rues de Rangoun en signe de défi majeur à la junte militaire, qui est confrontée depuis un mois à une vague de protestations contre la vie chère. Les manifestations, en particulier de bonzes, sont extrêmement rares en Birmanie, où le régime ne tolère aucune contestation.

Les moines ont d'abord cherché à se rendre à la célèbre pagode Shwedagon, mais les autorités avaient fermé toutes les entrées de ce complexe de temples, et des miliciens pro-régime étaient postés près de l'édifice. Les bonzes ont décidé de poursuivre leur défilé en récitant des prières. Le trafic s'est parfois interrompu, tandis que des badauds observaient la scène depuis les trottoirs. Des policiers anti-émeutes étaient en alerte dans des camions garés dans les rues voisines.

DURCISSEMENT DU RÉGIME

Des organisations bouddhistes avaient appelé les bonzes à de telles marches contre le régime militaire si celui-ci ne présentait pas des excuses pour les récentes violences dont ont été victimes des bonzes, ont rapporté des médias proches de l'opposition en exil en Thaïlande, et à boycotter les aumônes des membres de la junte et de leurs collaborateurs. Une mesure prise très au sérieux dans ce pays profondément religieux : s'il ne sacrifie pas au rituel de l'aumône, un bouddhiste perd toute chance d'accéder au nirvana, et ainsi d'être délivré du cycle des réincarnations.

Le 5 septembre, plusieurs centaines de bonzes ont défilé ainsi à Pakokku (plus de 500 km au nord de Rangoun), des soldats tiré en l'air, tandis que des miliciens favorables au régime frappaient des moines. Le lendemain, une vingtaine de responsables locaux avaient été retenus en otage dans un monastère et, après leur libération, des bonzes avaient saccagé un magasin et une habitation appartenant à des miliciens proches de la junte militaire.
 




Manifestation pacifique de moines en Birmanie


(Associated Press) Plus de 1.400 moines bouddhistes ont participé mardi à des marches pacifiques dans deux villes de Birmanie, Rangoon, la capitale, et Bago, alors que la junte militaire a décidé de renforcer la surveillance des monastères et des temples du pays, ont rapporté des témoins.

A Rangoon, au moins 400 moines ont défilé dans les rues pendant trois heures, ont rapporté des témoins qui ont requis l'anonymat par crainte de représailles. Après s'être vu interdire l'accès de la fameuse pagode Shwedagon et celle de Botataung par les forces de l'ordre, les moines se sont assis et ont chanté des prières avant de regagner leurs monastères. Des milliers de badauds ont acclamé ou applaudi les moines et leur ont offert de l'eau.

Contrairement aux manifestations précédentes, les partisans de la junte au pouvoir ne sont pas intervenus. Ils ont toutefois saisi les caméras et appareils photo de plusieurs journalistes et tenté de pousser l'un d'eux dans un camion, selon des témoins.

Pendant ce temps, à Pago, à environ 80km de Rangoon, un millier de moines ont marché dans le calme jusqu'à la pagode Shwemawdaw.

Le 10 septembre dernier, la junte birmane avait pour la première fois posté des policiers chargés d'assurer la surveillance des monastères dans tout le pays. Et ce dans le cadre des mesures prises par les militaires pour tenter de juguler les plus importantes manifestations dans le pays depuis près de dix ans.

Trois jours auparavant, le 7 septembre, la confrontation était montée d'un ton lorsque des moines bouddhistes, après avoir été passés à tabac par les forces de l'ordre, ont réagi en prenant brièvement en otage des officiels.

Au cours du week-end suivant, les moines en colère auraient également fondé un nouveau groupe, le Front national des moines, selon le mouvement américain Campaign for Burma, qui milite pour la démocratie en Birmanie.

Du coup, les autorités ont posté des policiers dans les monastères des grands centres religieux de Pakokku et Mandalay, ainsi qu'à Rangoon, pour éviter tout nouveau débordement.

Les religieux birmans ont été de tous temps à la pointe de la contestation dans le pays, d'abord contre les colons britanniques, puis contre la dictature militaire depuis 1962. Ils ont joué un rôle de premier plan dans le mouvement démocratique de 1988, réprimé dans le sang par la junte.


Du côté des appuis extérieurs...



Alarme en Birmanie


(Éditorial du Monde) Quel but poursuivent les militaires birmans ? On est bien en peine de répondre à la question, tant leur comportement et leur action paraissent absurdes. La junte au pouvoir est restée sourde à toutes les exhortations, même les plus nuancées, à reconquérir quelque crédit sur la scène internationale, en échange de concessions envers une société écrasée sous sa férule. Les manifestations qui se sont multipliées depuis deux semaines à Rangoun, principale ville du pays, ainsi que dans des localités de province, témoignent du profond malaise qui mine la Birmanie.


Déclenchée par le relèvement brutal des prix des carburants, la protestation n'a pas tardé à se politiser avec l'entrée en scène de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dont la figure emblématique, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, est toujours en résidence surveillée. Certes, les rassemblements sont restés à ce jour de taille modeste, du fait d'une implacable répression. Mais les encouragements qu'elle recueille de la part des badauds ne laissent aucun doute sur l'écho populaire qu'elles rencontrent. Fait lourd de sens, les moines bouddhistes sont eux aussi descendus dans la rue. Des incidents auraient même éclaté lors d'une manifestation de ces religieux, mercredi 5 septembre, à Pakokku, à 500 km au nord-ouest de Rangoun.

Qu'espérer de la junte ? Dans une sorte de fuite en avant, l'armée, qui détient le pouvoir absolu depuis quarante-cinq ans, n'a cessé de défier la communauté internationale, qui réclamait une amélioration de la situation des droits de l'homme. Du coup, George Bush a beau jeu, comme il vient de le faire à Sydney, où il rencontre les dirigeants des Etats du Pacifique, de tonner contre un "comportement tyrannique inexcusable". Il a même chargé son épouse, Laura Bush, de plaider la cause de la démocratie birmane auprès de l'ONU, dans un geste inhabituel pour la Maison Blanche. Mais réclamer des assouplissements à des militaires forts du soutien inflexible de la Chine, pour qui la Birmanie est une sorte d'arrière-cour, ne risque pas de provoquer de tsunami diplomatique en Asie du Sud-Est.

La junte pense pouvoir traverser sans dommages la phase actuelle de turbulences. Elle parie sur la dispersion de l'opposition et la peur que ses méthodes brutales et autoritaires font régner au sein de la population. Elle compte aussi sur la solidité de sa "tranchée" diplomatique. Pékin la protège, et la Russie de Vladimir Poutine est prête à lui entrouvrir les portes de sa technologie nucléaire.

Les troubles qui ont éclaté mercredi et jeudi à Pakkoku doivent pourtant sonner l'alarme. Il n'est pas habituel que des moines bouddhistes en Birmanie se radicalisent au point de se heurter physiquement à l'armée. Le risque de contagion est désormais bien réel.


Mettons tout en oeuvre pour faire libérer Aung San Suu Kyi


Par Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des droits de l'homme

 


(Le Figaro) Depuis le 15 août, la Birmanie s'est rappelée à notre souvenir. Pour avoir pacifiquement protesté contre la hausse des prix du carburant, des manifestants sont chaque jour emprisonnés. La convention nationale, censée relancer le processus électoral, n'a rien donné, les partis de l'opposition l'ayant boycottée. Mais il n'y a rien de nouveau : cela fait 50 ans, après l'indépendance de la Birmanie et l'arrivée au pouvoir de la junte militaire, que cela dure. Exécutions, détentions arbitraires, tortures : le pays offre, au coeur d'une Asie qui se développe, un visage apocalyptique. Le phénomène des enfants-soldats (au nombre de 70 000) et des prisonniers politiques (plus de 1 000), le travail forcé, les discriminations et les violences à l'égard des minorités ethniques persistent.

 

On en oublierait presque, au milieu de cette répression généralisée, qu'une femme de 62 ans, dont quinze en détention, est encore debout : c'est Aung San Suu Kyi. Sa victoire, elle la tenait en 1990 lorsque son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, avait obtenu 80 % des voix lors des premières et seules élections libres du pays. Depuis, la « Mandela asiatique » est assignée à résidence. L'aura de son père, père de l'indépendance birmane, l'obtention d'un prix Nobel de la paix en 1991, les suppliques de ses enfants auprès de la junte : rien n'y a fait. Que fait la communauté internationale ? Il faut bien que quelqu'un dise que tout ce qu'elle a tenté a échoué. Les Nations unies ? Cela fait vingt ans que ses émissaires reviennent les mains vides. L'Union européenne ? Elle a arrêté une position consistant à ne pas plus avoir de relations politiques avec la junte au pouvoir.

 

Des artistes de renommée internationale comme Bono, U2, Sting, Peter Gabriel, Paul McCartney n'ont cessé de plaider « for the Lady ». En vain. Desmond Tutu et Vaclav Havel ont jeté, en 2006, leur force morale dans ce combat, plaidant pour une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies en faveur de réformes démocratiques en Birmanie. La Chine et la Russie s'y sont opposées.

 

Et la France dans tout ça ? Dans ce concert de désolations, je suis convaincue qu'elle a un rôle à jouer. Les démocraties ont déjà toutes appelé à la libération des prisonniers politiques. Mais les mots ne suffiront pas. Nous devons intensifier nos efforts, pour réinsérer la Birmanie dans un processus de démocratisation. Cela passe d'abord par une étroite collaboration avec les Asiatiques. Car, tout ce que nous ferons sans eux, nous risquerions de le faire contre eux. Il est donc important que l'Asie prenne des mesures concrètes, pour mettre fin à la répression en Birmanie. Il en va de son intérêt.

 

Il est également important que la France applique l'agenda international, au plus près. Dans quelques semaines, à New York, je présiderai, aux Nations unies, une réunion de travail sur les enfants-soldats. L'Union européenne y présentera une résolution sur la situation des droits de l'homme en Birmanie. Notre pays devra peser de tout son poids pour convaincre nos partenaires européens de l'échec de notre stratégie et de l'urgence de la repenser. C'est une obligation morale.

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Publié par Jacques Beaulieu à 15:06 - dans Asie Infos Birmanie
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